vendredi 9 décembre 2011

Ça y est, la crise est finie ?

C'est un peu l'image que donnent ce soir les participants au sommet européen de Bruxelles, alors que l'accord minimaliste proposé rejette toutes les pistes de solutions :
  • il impose la rigueur budgétaire comme seul ligne de conduite pour l'avenir, ce qui exclu toute politique de relance de l'économie pour sortir de la crise,
  • il rejette l'intervention de la Banque Centrale Européenne au profit des états en difficulté, ce qui les mettra dans une position encore plus insoutenable,
  • il interdit aussi l'annulation d'une partie de la dette d'un pays comme ça a été le cas pour la Grèce, donc bonne chance à l'Italie, au Portugal, à l'Espagne et à l'Irlande.
Mais, si les chefs d'états et de gouvernements se montrent satisfaits, à l'exception de la Grande Bretagne, ils vont maintenant devoir s'atteler à la ratification par leurs parlements ou leur peuples respectifs de ce texte.
Bon courage quand, comme en France, une des chambre parlementaire est acquise à l'opposition (le Sénat) et quand à peine 1 personne sur 3 fait confiance au chef de l'état.
 
En réalité, ce sommet n'a servi qu'à rassurer les marchés et les agences de notations, il n'a pratiquement aucune chance d'entrer en application.

Merci de laisser votre opinion sur le sujet...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire